Holo3.1, le modèle spécialiste du computer use en local

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Ordinateur portable dans les bureaux d’une start-up parisienne où Holo3.1 pilote plusieurs fenêtres d’interface en local, sans connexion au cloud apparente.
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Le 2 juin 2026, la start-up française H company a dévoilé Holo3.1, une famille de modèles capables de manipuler n’importe quelle interface graphique en totale autonomie. Pour la première fois, ces agents de « Computer Use » fonctionnent entièrement en local sur un simple ordinateur portable, sans jamais solliciter le cloud. Le message est clair : l’IA d’action peut désormais tourner sans dépendre d’une API distante.


À retenir

  • Quatre tailles de modèles : 0,8B, 4B, 9B et le modèle phare 35B-A3B.
  • Inférence locale sans compromis grâce à des checkpoints quantifiés FP8, Q4 GGUF et NVFP4.
  • Latence record de 140 ms sur les tâches de Computer Use exécutées hors cloud.
  • 79,3 % de réussite sur le benchmark AndroidWorld, devant plusieurs modèles propriétaires.
  • Licence Apache 2.0 pour favoriser l’adoption ouverte par les développeurs.

Holo3.1 rend l’automatisation des interfaces accessible sans cloud. Pour les entreprises européennes qui ne veulent pas confier leurs écrans à des API tierces, cette sortie constitue une alternative crédible. Les données sensibles restent sur le poste de travail, sans jamais quitter le réseau local.

L’inférence locale à l’épreuve de la quantification

Cette mise à jour repose sur des optimisations de quantification qui permettent de faire tourner des modèles de 35 milliards de paramètres sur une carte graphique grand public de 12 Go. H company a co-développé avec Nvidia des formats inédits comme le NVFP4.

Poste de travail avec carte graphique Nvidia et grand écran affichant une interface technique symbolisant l’exécution locale d’un grand modèle IA quantifié.
La quantification avancée permet à Holo3.1 de faire tourner un modèle massif sur une carte graphique grand public.

Des formats comprimés pour doubler la vitesse

Le NVFP4 divise par deux le temps de traitement par étape sur une station DGX Spark, passant de 6,8 secondes à 3,3 secondes. Le format Q4 GGUF, lui, rend le modèle utilisable sous Windows ou macOS sans aucune connexion réseau.

Nous libérons les agents du cloud pour les faire tourner partout.
L’équipe de H company lors du lancement.

Cette compression permet aussi d’utiliser ces assistants sur n’importe quel poste de travail, y compris pour des tâches qui exigent la capture d’écrans confidentiels.

Souveraineté et confidentialité renforcées

Contrairement aux API cloud qui transmettent chaque pixel à des centres de données, Holo3.1 analyse les images directement sur la machine. Toutes les données restent sous le contrôle de l’utilisateur. Un vrai plus pour les secteurs bancaire, juridique ou de la santé, où la moindre fuite d’écran serait catastrophique. Avec les checkpoints quantifiés, même un ordinateur portable d’entreprise peut exécuter l’agent sans clé API ni coûts de jetons récurrents.

Une précision qui défie les géants américains

Au‑delà de la vitesse, Holo3.1 se distingue surtout par sa fiabilité, en particulier sur les terminaux mobiles. La version 35B‑A3B a vu son score bondir sur AndroidWorld, tandis que les plus petits modèles progressent eux aussi nettement.

Le bond sur AndroidWorld

Le score passe de 67 % pour Holo3 à 79,3 % avec Holo3.1. Les variantes 4B et 9B, plus économes, grimpent de 58 % à 71‑72 %. Sur le benchmark OS‑World, la précision atteint 74,2 %, dépassant des modèles comme GPT‑5.4 dans des scénarios d’utilisation de PC. Ces résultats montrent que l’IA d’action peut désormais rivaliser avec les meilleurs systèmes propriétaires, tout en restant ouverte.

L’architecture MoE, clé de l’efficacité

La famille Holo3.1 repose sur une architecture Mixture‑of‑Experts (MoE) : seuls 3 milliards des 35 milliards de paramètres sont activés pour chaque instruction. Cela réduit la consommation énergétique et les versions quantifiées perdent moins de deux points de précision par rapport au format BF16. Le modèle reste donc sobre et accessible sur du matériel standard.

Un écosystème ouvert mais exigeant

Holo3.1 s’intègre dans les pipelines d’orchestration d’agents existants. La licence Apache 2.0 et les formats ouverts attirent déjà les développeurs, mais l’entrée technique reste sélective.

Équipe de développeurs devant plusieurs écrans montrant des interfaces de frameworks d’orchestration d’agents et du code intégrant Holo3.1.
L’écosystème ouvert de Holo3.1 facilite l’intégration dans les pipelines d’agents déjà utilisés par les développeurs.

Function‑calling et compatibilité native

Le support natif du function‑calling simplifie le dialogue entre l’agent et les API internes d’une entreprise. Fini le seul recours au JSON structuré : les développeurs peuvent désormais brancher Holo3.1 sur des frameworks comme LangChain ou CrewAI avec un minimum de code. Le produit HoloTab, l’extension navigateur de la marque, enregistre d’ailleurs un gain de performance de plus de 25 % grâce à cette mise à jour.

Un ticket d’entrée technique qui reste élevé

Le modèle 35B‑A3B exige tout de même 12 Go de mémoire vidéo, un équipement que tous les ordinateurs portables ne possèdent pas encore. Pour un déploiement immédiat, les PME devront vraisemblablement se tourner vers les versions 4B ou 9B, plus légères. La promesse locale est donc tenue, mais elle suppose une montée en gamme du parc machine. H company compte réduire cette contrainte avec de futures optimisations.

Avec Holo3.1, H company montre qu’un agent d’action peut tourner en local sans perdre en vitesse ni en précision. La start-up parisienne place la confidentialité et l’ouverture technique au même niveau que la performance. Le test est désormais très concret : faire passer ces modèles du poste isolé au parc d’entreprise.


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