Sam Altman, PDG d’OpenAI, et Jony Ive, designer derrière l’iPhone, ont uni leurs compétences pour bâtir un smartphone centré sur l’IA agentique. Lancé via le rachat de la startup io en mai 2025, ce projet veut transformer l’appareil mobile en assistant autonome capable d’exécuter des tâches complexes sans intervention constante. À l’horizon 2028, il pourrait remettre en cause le modèle imposé par Apple et Google, tout en redéfinissant l’usage quotidien du téléphone.
À retenir
- Rachat de la startup io par OpenAI en mai 2025 pour 6,5 milliards de dollars.
- Collaboration étroite entre Sam Altman et Jony Ive via le studio LoveFrom.
- Interface Agent Task Stream centrée sur un flux de tâches plutôt que sur des icônes fixes.
- Agents IA capables d’agir de façon autonome sur des processus complexes comme l’organisation d’un voyage.
- Partenariats techniques avec Qualcomm, MediaTek et Luxshare Precision pour les puces et l’assemblage.
- Traitement hybride combinant modèles de langage locaux et calculs cloud sécurisés.
- Soutien financier de SoftBank incluant un investissement cumulé envisagé à 65 milliards de dollars par Masayoshi Son.
- Spécifications techniques finales prévues au premier trimestre 2027 et lancement commercial visé en 2028.
L’union entre Sam Altman et Jony Ive redéfinit le smartphone
Cette alliance entre le dirigeant d’OpenAI et l’ancien designer d’Apple pose les bases d’un appareil mobile pensé pour l’ère de l’intelligence artificielle.

La collaboration créative entre OpenAI et LoveFrom
Sam Altman s’appuie sur le studio LoveFrom, dirigé par Jony Ive, pour travailler le design. Les équipes croisent les modèles GPT et une expertise industrielle éprouvée. L’esthétique et l’ergonomie sont au cœur du projet dès le départ. L’objectif est de réunir ces compétences dans un appareil qui ne se limite pas au modèle classique du téléphone.
Le rachat de la startup io pour 6,5 milliards de dollars
En mai 2025, OpenAI a acquis io, la structure matérielle fondée par Jony Ive. Cette opération, évaluée à 6,5 milliards de dollars, permet d’intégrer des compétences en conception de puces et en assemblage. OpenAI devient ainsi un acteur capable de maîtriser une plus grande partie de la chaîne.
Créer une nouvelle catégorie d’appareils
L’équipe ne vise pas un clone de l’iPhone. Le téléphone doit devenir un espace où l’IA agentique orchestre les actions, plutôt qu’un simple écran d’applications. L’appareil exécute les tâches demandées et restitue le résultat à l’utilisateur. Cette approche ouvre la voie à des usages encore peu balisés.
L’IA agentique transforme l’expérience quotidienne du mobile
Au cœur du ChatGPT Phone se trouve un changement d’interface qui modifie la manière d’interagir avec le téléphone.

Le Task Stream remplace la grille d’icônes
L’interface nommée Agent Task Stream abandonne la disposition classique des applications. Elle affiche un flux dynamique des tâches en cours ou à venir. L’utilisateur ne passe plus d’une icône à l’autre ; il suit un déroulé en temps réel où chaque étape apparaît à mesure.
Agents IA pour une autonomie des tâches
Grâce à l’IA agentique, le téléphone peut exécuter des séquences complètes sans intervention. Un agent peut par exemple gérer un déplacement professionnel : vol, hôtel, transport et résumé à l’équipe. L’utilisateur indique le résultat attendu, et l’appareil orchestre les actions en arrière-plan. Cela réduit le temps passé à naviguer entre les applications.
L’interface en langage naturel comme pilier
La communication avec le téléphone passe surtout par la voix ou par l’écriture libre. L’agent comprend le contexte et les sous-tâches implicites, puis dialogue avec les services tiers. Aucune manipulation d’interface traditionnelle n’est nécessaire pour les actions courantes. Ce choix simplifie l’accès, notamment pour les personnes moins à l’aise avec les menus complexes.
L’architecture hybride et les ambitions stratégiques jusqu’en 2028
Pour concrétiser cette vision, OpenAI s’appuie sur des choix techniques précis et sur un positionnement concurrentiel face aux acteurs historiques du marché.
Puces IA et partenaires industriels
OpenAI collabore avec Qualcomm et MediaTek pour co-développer des processeurs optimisés pour les modèles de langage. La production est confiée à Luxshare Precision, déjà partenaire historique d’Apple. Ces alliances doivent garantir des performances adaptées tout en maîtrisant la consommation énergétique. Le traitement hybride reste un pilier : les tâches simples ou liées au contexte immédiat sont exécutées localement, tandis que les calculs les plus lourds sont renvoyés vers le cloud d’OpenAI.
Le smartphone comme capteur et interface centrale
Selon l’analyste Ming-Chi Kuo, l’appareil mobile reste le seul dispositif capable de capter l’état complet de l’utilisateur en temps réel. En maîtrisant le matériel, OpenAI OS et les modèles d’IA, OpenAI s’affranchit des restrictions imposées par les écosystèmes d’Apple et de Google. Les développeurs pourront proposer des compétences agentiques intégrées au système plutôt que des applications traditionnelles. L’enjeu est aussi économique : un modèle d’abonnement pourrait être associé à des modules autonomes.
Investissements et calendrier de lancement
Masayoshi Son et SoftBank ont apporté un soutien financier majeur, avec des engagements cumulés envisagés à hauteur de 65 milliards de dollars. Les spécifications techniques définitives doivent être figées au premier trimestre 2027. La production de masse est visée pour 2028, même si un appareil compagnon simplifié, sans écran traditionnel, pourrait apparaître dès 2027 pour tester certains usages agentiques.

















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